Claude Loxhay, Jazzhalo (08/2015)
"Elève de John Ruocco, Jeroen Van Herzeele possède une discographie impressionnante: 7 albums avec Mâäk, 3 avec Peter Hertmans, 3 avec Greetings from Mercury, 3 en quartet ou quintet avec Ben Sluijs, des albums en compagnie de Nathalie Loriers (Dance or die), avec Kris Defoort, Marco Locurcio, Nic Thys ou le Zygomatik de Piet Verbist. Une constante dans ses répertoires: une référence fréquente à Coltrane. Les compositions Ogunde et Brazilia sur "At the Crossroads" en trio avec Peter Hertmans et Stéphane Galland, "Leo" sur "Da Mo" en quartet avec Fabian Fiorini, le Français Jean-Jacques Avenel et Giovanni Barcella, sans compter sa participation aux "Variations on A Love Supreme" de Fabrizio Cassol et Kris Defoort. La référence à Coltrane, particulièrement à celui exalté des dernières années en compagnie de Rachied Ali, est aussi évidente dans son duo avec Giovanni Barcella entendu dernièrement au Middelheim. L'occasion de revenir sur un album de 2009. Né à Côme et diplômé de l'Académie de Jazz de Bergame, Giovanni Barcella s'est installé en Belgique depuis plusieurs années. Batteur du groupe Moker, en compagnie de Mathias Van de Wiele (g) et Bart Maris (tp), il a notamment enregistré les albums Konglong, Lovendegem et Overstroomd. Il fait aussi partie du groupe BackBack avec le saxophoniste Marc De Maeseneer (eNR030), a enregistré l'album "Castigo" avec Bart Maris et accompagné Charlie Gayle en tournée. Enregistré en 2009, l'album "Monday Sessions Live at El Negocito" (le club gantois de Brabantdam) présente 47 minutes de concert enregistrées in extenso, sans coupure: quatre longues improvisations sans titre qui débutent généralement par un long solo de batterie avant que le saxophone ténor ne se déchaîne dans des envolées libertaires. Seul le troisième morceau débute par une intro apaisée du ténor avant que le tempo ne s'accélère. Une musique âpre, sauvage dans le sens positif du terme, en quelque sorte comparable à ce que peut être l'art brut dans le domaine pictural. Si le label El Negocito est connu pour l'originalité de ses pochettes, ici l'excentricité est portée à son summum: une pochette sans titre, sans numéro, en trois parties avec un livret de photos anonymes: il faut détacher le CD de la pochette pour voir apparaître une longue liste de remerciements et, enfin, le nom des interprètes. Autrement dit, pas question de trouver l'album chez un disquaire (ça existe encore ça?), il faut le commander directement au label (www.elnegocitorecords.com)."

Patrick Auwelaert, Kunsttijdschrift Vlaanderen 334, p. 64, (02/2011)
"(...) de meest compromisloze jazzcd van eigen bodem die mij de laatste jaren ter ore is gekomen. (...) In essentie ondernemen beide muzikanten al spelend een existentiële queeste naar de diepste bronnen in zichzelf. (...) Deze ongemeen rauwe cd, waar een bij ons zelden gehoorde urgentie van uitgaat, is dan ook een regelrechte aanslag van een tweemansguerilla op alles wat riekt naar oppervlakkigheid en naar vrijblijvend gezwets en gemor. Te nemen of te laten, een tussenweg is niet mogelijk."

Stef, Freejazzblog.org, ***1/2, (28/07/2010)
"The cover contains no information, not even the names of the artists on the side, the sixteen page booklet has no words, only pictures. The label is totally obscure. Welcome to free jazz land. The band is Giovanni Barcella on drums and Jeroen Van Herzeele on sax.

The music is free as the wind. Raw, unrelenting, full of energy and intensity. It could go in any direction. And it does : from the wild opening track to the more sensitive gospel-like and Ayleresque second piece, which of course does not stay in sweet-and-nice-territory, but gradually develops into intense playing, with screaming sax and mayhem drumming.

The recipe is known of course, and you get what you can expect. Sure, it is not the most memorable free jazz sax-drums duo, but it sounds so real, so true, so direct, as if you were there, with two guys playing their heart out, laying bare their souls. And that is absolutely fantastic, even if the format is known.

I enjoyed every second of it, and so did the ten people in the audience.

Bart Cornand, Knack, p.58, *** (17/02/2010)
"(...)in één lange ruk van 47 minuten fluisteren, schuifelen, krabben en schreeuwen de twee de voegen uit de muren, zonder daarbij - en daar durfde het vroeger al eens fout te lopen - de zin voor dosering en spanningsbogen te verliezen."